Qu’est-ce que l’intelligence économique ?

Atometrics rend l’intelligence économique accessible aux petites entreprises. Mais au fait, qu’est-ce que l’intelligence économique ?

Un concept récent

L’intelligence économique a été définie pour la première fois par l’Américain Harold Wilensky comment étant « l’activité de production de connaissances servant les buts économiques et stratégiques d’une organisation, recueillie et produite dans un contexte légal et à partir de sources ouvertes ». L’intelligence économique consiste ainsi en deux phases clé: la collecte de l’information, puis l’interprétation des informations afin de les transformer en connaissance utile à l’organisation ayant initié le processus.


Henri Martre et Harold Wilensky
En France, le concept d’intelligence économique s’est notamment répandu après la publication du Rapport Martre en 1994, qui cherchait à évaluer l’évolution de la pratique de cette activité en France. Henri Martre définit lui l’intelligence économique comme :  » l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l’information utile aux acteurs économiques. (…) L’information utile est celle dont ont besoin les différents niveaux de décision de l’entreprise ou de la collectivité, pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise dans le but d’améliorer sa position dans son environnement concurrentiel. ».

Une fois encore, cette définition contient les deux éléments mis en évidence plus haut : la collecte d’informations puis leur transformation en données utiles. Elle ajoute en outre la notion de distribution, c’est-à-dire de s’assurer que l’information utile produite par la recherche et l’analyse est communiquée efficacement aux acteurs pouvant en faire usage.

Les étapes de l’intelligence économique

Collecter des données

La collecte de l’information est capitale, dans la mesure où l’information est la ressource de base de l’intelligence économique. Contrairement à l’espionnage industriel ou à d’autres pratiques, l’intelligence économique repose sur l’information disponible au public, et non à des sources privées. Pour autant, les sources publiques sont parfois difficiles à identifier et il est bien souvent ardu de récupérer cette information d’une manière structurée .

En outre, la capacité à traiter de larges quantités de données est un point crucial dans la démarche de collecte d’information : l’intelligence économique demande la capacité de collecter, trier, organiser et stocker des volumes de données très conséquents ce qui implique l’utilisation de logiciels adaptés mais également d’une infrastructure conséquente.

Produire une information utile

Sur la base des données collectées, le rôle de l’analyste (ou Data Scientist) consiste dans leur traitement et leur interprétation. Pour être utile, l’information produite par l’analyste doit proposer un éclairage permettant aux dirigeants de prendre de meilleures décisions grâce à une connaissance plus précise. Il s’agit donc de proposer des conseils concrets et pratiques aux dirigeants et non des rapports uniquement descriptifs.

Pour être utiles, ces informations peuvent prendre diverses formes : une veille concurrentielle identifiant les grandes lignes de la stratégie des concurrents, leur politique de prix, leur politique salariale, ou encore la structure de leur chaîne d’approvisionnement. L’intelligence économique peut aussi se porter sur les questions de propriété intellectuelle, de R&D ou étudier des tendances de prix pour de cessions par exemple.

Pour produire ces informations, les analystes doivent maîtriser une double compétence : ils doivent, d’une part, avoir une excellente connaissance de la donnée collectée et, d’autre part, être à mêmes d’identifier le type d’informations qui seront utiles pour leur organisation.

Distribuer l’information utile

Cette étape est la suite logique de la production de l’information utile. En effet, pour être distribuée efficacement, l’information doit être formulée selon les attentes de son destinataire. Elle prendra donc une forme différente en fonction de ce dernier.

La communication de l’information peut prendre des formes diverses et variées, comme par exemple:

  • Diagnostics périodiques et analyses des tendances.
  • Alertes ponctuelles déclenchées par des événements spécifiques.
  • Information continue, par exemple via des tableaux de bords suivant plusieurs indicateurs-clés.

L’intelligence économique 2.0

De part sa nature (et son coût), l’intelligence économique est traditionnellement et quasi exclusivement utilisée par les Administrations, les Grands Groupes et leurs directions stratégiques.

Toutefois, depuis plusieurs années, ce domaine a connu des évolutions notables. Tout d’abord, grâce à l’essor du big data, du cloud computing et du deep learning, les solutions technologiques deviennent de plus en plus performantes. Par ailleurs, les efforts de transparence des Administrations publiques en France, par exemple avec la loi Macron de 2014, favorisent l’accès à une donnée structurée.

C’est en tirant parti de ces évolutions ainsi que de la RPA (Robotic Process Automation ou « automatisation robotisée des processus« ) que la Fintech française Atometrics vise à démocratiser l’accès à ces outils aux petites entreprises. En étroite collaboration avec les dirigeants de chaque branche, Atometrics collecte et analyse de grands volumes de données afin de produire des informations utiles qui permettrons à chaque dirigeant de TPE en France de prendre des décisions plus éclairées.