Quel est le taux horaire réel facturé par les cabinets d’avocats en France?

Quelle que soit leur spécialité, les cabinets d’avocats adoptent majoritairement un mode de tarification basé sur l’application d’un taux horaire.

Ce principe est direct dans le cas des travaux basés sur le « temps passé » ou indirect pour les missions facturées au forfait car elles résultent généralement in fine d’une estimation du temps nécessaire pour réaliser ladite mission.

Toutefois, il existe une différence entre les taux horaires affichés et les taux réels observés. En effet, les taux réels tiennent compte de la sous-activité, des remises ou de la présence de personnel administratif par exemple. Ils reflètent plus précisément la capacité d’un cabinet à générer des revenus.

En nous appuyant sur les informations contenues dans la base de données atometrics, nous avons voulu observer s’il existait des différences entre les taux horaires réels facturés par les avocats en France. Pour ce faire, nous avons calculé un taux horaire réel par personne en divisant le chiffre d'affaires HT des cabinets par leur effectif puis l'avons ramené à un taux horaire en prenant en compte le nombre de jours ouvrés et une moyenne de 8 heures de travail effectif par jour.

Le graphique ci-dessous représente le taux horaire réel médian observé pour les différentes régions françaises (sur un panel de 1 680 cabinets d’avocats).[1]

Taux horaires réels médians des cabinets d’avocats par région

 

[1] Il est important de noter que les analyses contenues dans cet article ont été réalisées sur la base d’un panel de 1 680 cabinets d’avocats exerçant sous la forme de sociétés unipersonnelles ou pluripersonnelles. Elles ne prennent pas en compte les avocats exerçants leur profession sous la forme de Bénéfices Non Commerciaux.

Force est de constater qu’il existe des écarts importants entre les différentes régions. A titre d’exemple, les taux réalisés en Nouvelle-Aquitaine (92€HT/h) et en Ile-de-France (175€HT/h) vont quasiment du simple au double.

Pour aller un peu plus loin, le graphique ci-dessous représente la dispersion statistique (sous la forme d’un intervalle interquartile) des taux horaires réels dans les 6 régions hébergeant le plus de cabinets d’avocats. Ces résultats accentuent l’hétérogénéité dans les taux facturés par les différents cabinets au sein de ces régions.

Dispersion des taux horaires réels (en €HT) sur les principales régions françaises

On observe que l’écart entre les taux situés en bas de fourchette (de 61€ dans les Pays de la Loire à 92€ en Ile-de-France) est moindre que celui des taux situés en haut de fourchette (de 157€ en Nouvelle-Aquitaine à 318€ en Ile-de-France).

Quels sont les facteurs expliquant le niveau des taux horaires ?

Au vu de ces informations, il est intéressant de se demander quels sont les facteurs expliquant ces différences.

Certes, les taux horaires sont avant tout un signal prix et sont donc représentatifs de facteurs internes comme la spécialité pratiquée, la renommée du cabinet, sa taille ou le niveau d’expérience des avocats/collaborateurs (certains de ces critères font d'ailleurs écho à ceux mentionnés dans l'article 11.2 du code de déontologie traitant des "Conventions d'honoraires"). Ceci met l’accent sur l’importance de ces critères dans une analyse comparative.

Toutefois, ces taux sont-ils également impactés par des facteurs externes comme la typologie et la densité de la clientèle locale, le niveau de concurrence ou le coût de la vie par exemple ?

Intensité concurrentielle en nombre d'avocats pour 1 000 entreprises

 

Le taux observé sur le haut de fourchette en Ile-de-France pourrait-il s’expliquer par la présence d’un marché spécifique : nombreux sièges sociaux de grands groupes, instances internationales…

Ce qui semble certain, c'est que le modèle économique du métier d'avocat conserve une très forte dimension locale.

L’identification et la quantification de l'impact de ces facteurs internes et externes sur la performance économique des cabinets est rendue possible par la constitution d'une base de données segmentée (en fonction des critères internes à évaluer: spécialité, taille, etc.) et intégrant des données sur les facteurs externes déterminants (comme l'intensité concurrentielle par exemple).

Contactez-nous si vous souhaitez obtenir un diagnostic de la performance concurrentielle de votre cabinet, des recommandations concernant l’implantation, ou une valorisation de votre activité.

 

atometrics est spécialisée dans le conseil et la conception d’outils d’analyse économique et financière destinés aux (futurs) dirigeants d’entreprises et aux métiers du chiffre.

Nos plateformes digitales permettent de réaliser/visualiser des analyses simples en temps-réel des données contenues dans notre base. Celle-ci contient par exemple plus de 500 000 liasses fiscales150 000 cessions de fonds de commerce, de nombreuses données socio-économiques etc. 

5 apports clés de bpmetrics pour réaliser un business plan

Alessandro est restaurateur et a souhaité faire l’acquisition d’un fonds de commerce dans le 17ème arrondissement de Paris pour y créer un nouvel établissement.

Il a demandé à son expert-comptable d’utiliser bpmetrics pour l’accompagner dans la réalisation de son prévisionnel financier.

Voici les principaux apports de la solution :

 

1 Sélection d’un panel ciblé de 51 restaurants comparables

  • Cuisine traditionnelle
  • Implantation dans le 17ème arrondissement de Paris
  • Proposant un prix moyen compris entre 20€ et 40€

 

Identification des points d’amélioration du restaurant à partir de ses données financières

 

Estimation des principales hypothèses du prévisionnel

  • Potentiel de chiffre d’affaires
  • Taux de marge brute
  • Productivité du personnel (Chiffre d’affaires par personne)
  • Poids des charges de personnel par rapport au chiffre d’affaires
  • Poids des charges externes par rapport au chiffre d’affaires
  • Autres indicateurs clés (taux d'endettement des sociétés existantes
  • Analyse de l’évolution des ratios clés dans le temps

 

Validation/backtesting avec le panel de comparables

 

 

Impression d’un justificatif de cohérence

 

 

atometrics est spécialisée dans la conception d’outils d’analyse économique et financière destinés aux créateurs/dirigeants d’entreprises et aux métiers du chiffre.

Nos plateformes digitales permettent de réaliser/visualiser des analyses simples en temps-réel des données contenues dans notre base. Celle-ci contient par exemple plus de 500 000 liasses fiscales150 000 cessions de fonds de commerce, de nombreuses données socio-économiques etc. 

Atometrics lance les études de marché accessibles

Atometrics étoffe son offre d’intelligence économique et financière accessible et propose une solution d’étude des marchés locaux et/ou d’emplacements.

Ces études s’adressent aux Dirigeants de petites et moyennes entreprises, aux réseaux de franchises ainsi qu’aux créateurs d’entreprises. Elles leur permettent de connaître les différentes caractéristiques de leur environnement local (quartier, commune voire département), à savoir :

  • Les concurrents,
  • Leur performance financière,
  • La valorisation des dernières ventes des fonds de commerce, ou encore
  • La taille et le dynamisme du marché potentiel.

Comment ces études sont-elles utilisées ? En quoi les analyses d’atometrics se différencient-elles des offres existantes ?

Un outil crucial pour entreprendre et utile à tous les stades du développement

Parce qu’elle apporte des éléments d’information objectifs sur l’état d’un marché, l’étude est souvent utilisée lors de la phase de création.

Elle peut par exemple permettre de valider les hypothèses d’un prévisionnel financier en référence à la performance des acteurs déjà en place.

Elle permet également d’arbitrer entre deux localisations, deux projets en choisissant l’option la plus porteuse. Cet exercice est notamment requis dans le cadre de la validation d’un projet de franchise ou d’une demande de prêt auprès d’un établissement de crédit.

En intégrant la valorisation des fonds de commerce vendus elle peut aussi permettre de négocier un prix ou de l’appréhender à la lumière du potentiel d’amélioration du fonds correspondant par exemple.

Pour une société existante, cet exercice permet de confirmer les évolutions du marché et de pouvoir les anticiper. Une comparaison concurrentielle permet aussi de valider la performance relative d’une affaire et donc son risque spécifique.

Enfin, tous ces éléments sont également fort utiles à l’heure de céder ou transmettre son activité. Le départ des « baby-boomers » au cours de la prochaine décennie multiplie ce cas d’usage.

En quoi les études d’atometrics se différencient-elles des autres ?

Atometrics s’appuie sur 3 actifs clés :

  1. La qualité de sa base de données :

Ces données sont issues de sources fiables, vérifiées et mises à jour quotidiennement. Par ailleurs, des données complémentaires sont collectées et mises en résonance pour décloisonner les différents éclairages importants dans une prise de décision: la finance, le marketing, etc.

  1. Des analyses robustes

Afin de dépasser la simple donnée brute, ces éléments sont traités et transformés en information grâce à l’usage de techniques statistiques et de l’analyse financière.

  1. Des interfaces accessibles

Enfin, atometrics s’emploie à produire ces informations dans un format simple, c’est pourquoi nous nous appuyons sur un réseau d’entrepreneurs et de dirigeants pour nous assurer que leur format est compréhensible et adapté.

 

Si vous êtes intéressé merci de nous contacter afin d’avoir des exemples d’études.

 

Atometrics est une Fintech française proposant des solutions d’intelligence économique et financière accessibles aux Dirigeants de TPE ainsi qu’à leurs partenaires.

Atometrics s’appuie sur une base de données performante, une équipe d’analystes spécialisés et le recours aux possibilités offertes par le digital en matière d’automatisation pour accompagner les réseaux de franchises et les dirigeants indépendants dans la création, l’acquisition, le développement et la cession de leur activité.

  • A travers une plateforme d’analyse de l’attractivité d’un emplacement et l’estimation de son potentiel
  • Une plateforme d’analyse de la performance concurrentielle
  • A travers l’évaluation de fonds de commerce et de sociétés en références à des données marché

Atometrics participe à la finale de la 2ème Edition du concours de l’incubateur FOOD SERVICE FACTORY

Le vendredi 30 mars 2018, Atometrics a participé à la finale de la 2ème Edition du concours de Food Service Factory.

Food Service Factory est le 1er accélérateur entièrement dédié à la « réussite des start-ups digitales du food service ». Il a pour vocation l’accélération des start-ups de la Food Tech et vise à leur permettre de se développer sur le marché de la Restauration Hors Foyer en mettant à leur portée un écosystème de partenaires économiques.

A cette occasion, nous avons pu présenter les applications concrètes des technologies que nous avons développées (base de données, moteurs de calculs et interfaces web) sur le marché de la restauration et de la distribution alimentaire :

  • Réalisation d’études de marché pour les réseaux de franchises (état général du marché, analyse et validation d’un emplacement)
  • Analyse de la performance concurrentielle de sociétés et identification des points d’amélioration (auto-conseil)
  • Valorisation financière de fonds de commerce (dans le cadre d’une acquisition/cession).

S’il faut bien entendu attendre les résultats, nous sommes déjà ravis d’avoir pu échanger avec les membres du jury sur nos solutions et ce après un processus particulièrement sélectif.

Nous espérons avoir l’occasion de collaborer avec l’équipe de Food Service Factory et leurs partenaires dans un avenir proche !

 

Atometrics est une Fintech française proposant des solutions d’intelligence économique et financière accessibles aux Dirigeants de TPE ainsi qu’à leurs partenaires.

Atometrics s’appuie sur une base de données très performante, une équipe d’analystes spécialisés et le recours aux possibilités offertes par le digital en matière d’automatisation pour accompagner les réseaux de franchises et les dirigeants indépendants dans la création, l’acquisition, le développement et la cession de leur activité.

  • A travers une plateforme d’’analyse de l’attractivité d’un emplacement et l’estimation de son potentiel
  • Une plateforme d’analyse de la performance concurrentielle
  • A travers l’évaluation de fonds de commerce et de sociétés en références à des données marché

Quel est le réseau de franchise de restauration rapide le plus performant ?

En France, le nombre d’établissements dans le secteur de la restauration rapide a été multiplié par 2 entre 2013 et 2016, passant d’environ 13 000 à 39 000 en seulement 3 ans. Ces chiffres donnent une indication de l’intensité concurrentielle qui règne sur ce segment de marché.

Avec plus de 5 000 établissements, les réseaux de franchises représentent pratiquement 40% du secteur.

Certaines enseignes sont incontournables et ont pleinement bénéficié du dynamisme du segment de la restauration rapide d’une part et du développement de la franchise de l’autre.

McDonald’s, Quick, Subway et Kentucky Fried Chicken (KFC) représentent à elles-seules 2 381 restaurants en France, soit une part de marché de 6,1%.

Si ces quatre réseaux se taillent la part du lion en termes de nombre d’implantations, qu’en est-il de leur performance économique ? Offrent-elles le même niveau de rentabilité, de trésorerie aux franchisés ? Existe-t-il des différences notables entre elles ?

Dans cet article, Atometrics  propose une analyse comparative de la performance des établissements appartenant à ces quatre grandes enseignes de restauration rapide. Les comptes annuels d’un panel composé de 307 sociétés appartenant à ces réseaux ont été analysés (182 McDonald’s, 44 Subway, 54 KFC et 27 Quick)[i].

Les graphiques ci-dessous représentent la composition du panel analysé et le chiffre d’affaires médian observé pour chaque enseigne dans ce panel[ii].

Cet article se concentre sur l’analyse des indicateurs de performance suivants :

  1. Politique salariale
  2. Productivité du personnel
  3. Rentabilité
  4. Maîtrise des principaux types de coûts
  5. Trésorerie

Gestion de la politique salariale

Le tableau ci-dessous présente le salaire chargé mensuel médian[iii] pour chacune des quatre enseignes.

Sur l’échantillon analysé :

  • Le salaire chargé moyen le plus élevé est observé au sein des établissements du réseau McDonald’s (2 437€).
  • Ce niveau est supérieur de 9% à celui observé pour KFC (2 220€), de 14% pour Subway (2 103€), et de 17% pour Quick (2 022€).

Productivité du personnel

Il est intéressant de rapprocher le niveau de rémunération avec la productivité du personnel.

Dans cette optique, les graphiques ci-dessous présentent deux indicateurs de la productivité du personnel pour chacune de ces quatre enseignes :

  • Le CA par salarié[iv] indique les revenus « attribuables » à chaque salarié et constitue donc une mesure de la productivité brute du personnel.

  • La marge par salarié[v] représente la contribution d’un salarié à la couverture des coûts après paiement de son salaire (c’est à dire les coûts des consommables et les coûts indirects). C’est une mesure de sa productivité nette.

  • Avec un CA par salarié médian de 102 769€, les établissements KFC montrent la meilleure productivité brute et la deuxième productivité nette (76 134€ par salarié) des quatre enseignes.
  • Les établissements McDonald’s se classent deuxième en matière de productivité brute (101 351€ par salarié). Toutefois, ils présentent la productivité nette la plus élevée du panel (92 069€ par salarié).
  • Les établissements Subway se classent au troisième rang, qu’il s’agisse de productivité brute (CA par salarié de 90 342€) ou nette (marge par salarié de 62 187€).
  • Enfin, les établissements Quick se classent à la dernière position en terme de productivité brute (CA par salarié de 86 576€) et nette (Marge par salarié de 59 074€).

Bien qu’il ne s’agisse pas du seul facteur explicatif[vi] et sans préjuger du sens de la relation entre le salaire et la performance commerciale, force est de constater qu’un niveau de salaire plus élevé coïncide avec une meilleure productivité du personnel.

Rentabilité des enseignes

Le tableau ci-dessous illustre la rentabilité[vii] des établissements des quatre enseignes sur l’année 2016.

Le taux de marge est révélateur de la capacité d’un établissement à générer un profit (couvrir ses coûts hors amortissements et dépréciations) et de la trésorerie à travers son cycle opérationnel.

  • Avec un taux de marge médian de 18,3%, les établissements Subway apparaissent comme les plus rentables.
  • Les établissements McDonald’s réalisent le deuxième taux de marge médian le plus élevé avec 18,0%.
  • Les établissements KFC et Quick se placent en troisième et quatrième position avec des taux de marge médians de, respectivement, 14,4% et 9,3%.

Pour comprendre les raisons de ces niveaux de performance plus en détail, il est intéressant d’analyser la maîtrise des différents centres de coûts par les établissements du panel, à savoir : les achats directs et indirects ainsi que la masse salariale.

Analyse détaillée des centres de coûts

Le graphique ci-dessous détaille le poids médian de chacun des grands types de coûts en pourcentage du chiffre d’affaires, et ce pour les établissements de chacune des quatre enseignes.

La part de chacun des grands types de coûts (Masse Salariale, Achats Directs et Autres Charges) est pratiquement équivalente (environ 30% du chiffre d’affaires).

Si la part de la masse salariale est assez resserrée pour les quatre enseignes, on note des différences significatives sur les autres types de charges :

  • La rentabilité des établissements de Subway s’explique principalement par une bonne maîtrise des achats indirects (autres charges) alors que leur performance en matière d’achats directs est la plus faible.
  • A contrario, la rentabilité des établissements McDonald’s s’explique principalement par une bonne maîtrise des achats directs.
  • Les établissements KFC présentent les achats indirects les plus élevés (31,3% du chiffre d’affaires), tandis qu’ils se classent deuxième en matière de maîtrise des achats directs (26,5% du chiffre d’affaires).
  • Enfin, les établissements Quick se classent avant-dernier en matière de maîtrise des achats directs et indirects (28,1% et 30,9% du chiffre d’affaires, respectivement). Par ailleurs, le poids de la masse salariale (31,6% du chiffre d’affaires) est la plus élevée des quatre enseignes.

Gestion de la trésorerie

Le graphique ci-dessous présente le niveau médian de trésorerie des établissements de chaque enseigne (exprimé en jours de Chiffre d’affaires)[viii].

  • Les établissements McDonald’s sélectionnés dans le panel montrent le niveau de trésorerie (exprimé en jours de chiffre d’affaires) le plus bas avec 18 jours.
  • Suivent les établissements Subway, Quick puis KFC avec des niveaux de, respectivement, 20,6 jours, 23,6 jours et 28,3 jours de chiffre d’affaires.

Au-delà du niveau de trésorerie en tant que tel, il est intéressant d’analyser le Besoin en Fonds de Roulement pour obtenir une vision dynamique de la gestion de la trésorerie[ix].

Pour rappel, la restauration rapide se caractérise par un besoin en fonds de roulement négatif, c’est à dire qu’hormis l’achat d’équipements, le cycle d’exploitation permet à l’entreprise de disposer d’une « avance » de trésorerie.

Les deux graphiques ci-dessous détaillent le besoin de fonds de roulement médians et les composants du BFR médian pour chacune des enseignes.

Si les niveaux de créances et de stocks sont relativement homogènes, la gestion des dettes court terme laisse apparaitre des écarts importants. Or, toutes choses étant égales par ailleurs, plus le délai de paiement des fournisseurs est important, plus la trésorerie générée par le cycle d’exploitation est favorable.

  • Les établissements McDonald’s présentent le niveau de dettes court terme le plus faible (17 jours de CA). En d’autres termes, ils paient (en médiane) leurs fournisseurs à 17 jours. Ils montrent donc conditions de paiement les moins avantageuses en matière de trésorerie.
  • Les établissements Subway, Quick et KFC montrent des délais de paiement médians de, respectivement, 22 jours, 27 jours et 30 jours de CA.

Conclusion

En conclusion, l’analyse de la performance économique du panel sélectionné permet les observations suivantes:

  1. Si les établissements Subway et McDonald’s affichent les meilleurs niveaux de rentabilité, les modalités pour y parvenir sont radicalement différentes. McDonald’s est très performant en matière d’achat directs tandis que Subway affiche la meilleure maîtrise des achats indirects.
  2. L’avantage offert par la taille du réseau McDonald’s en termes d’approvisionnement et la différence de qualité des emplacements entre ces deux franchises constituent deux explications probables de ces singularités.
  3. Par ailleurs, les deux réseaux offrant les salaires mensuels les plus élevés (McDonald’s et Quick) affichent également la meilleure productivité du personnel.
  4. Enfin, les établissements Quick et KFC offrent les termes de paiement et les niveaux de trésorerie les plus favorables à leurs propriétaires et à leurs Dirigeants.

 

Atometrics est une Fintech française proposant des solutions d’intelligence économique et financière accessibles aux Dirigeants de TPE ainsi qu’à leurs partenaires.

Atometrics s’appuie sur une base de données très performante, une équipe d’analystes spécialisés et le recours aux possibilités offertes par le digital en matière d’automatisation pour accompagner les réseaux de franchises et les dirigeants indépendants dans la création, l’acquisition, le développement et la cession de leur activité.

  • A travers une plateforme d’’analyse de l’attractivité d’un emplacement et l’estimation de son potentiel
  • Une plateforme d’analyse de la performance concurrentielle
  • A travers l’évaluation de fonds de commerce et de sociétés en références à des données marché

Sources : Bodacc, Datainfogreffe, SIRENE, Atometrics, Fédération Française de la Franchise et salonrapideresto.com.

 

[i] Ce panel correspond aux sociétés pour lesquelles les comptes ont été déposés aux greffes du tribunal et ne sont pas confidentiels. Les données analysées sont relatives à l’exercice fiscal clos en 2016.

[ii] Dans la suite de cet article, il est fait exclusivement référence aux établissements sélectionnés dans le panel décrit ci-avant. Dès lors, il est important de noter que la performance des établissements de ce panel n’est pas nécessairement représentative de celle de la totalité des établissements de chacune de ces enseignes. Par ailleurs, par simplification, la performance de chaque réseau de franchise est assimilée à la médiane des observations de ses établissements contenus dans le panel. Bien que la dispersion des résultats affichés par les établissements analysés semble indiquer que cet indicateur est représentatif de leur niveau de performance (il permet notamment aux mesures de ne pas être faussées par les valeurs extrêmes ou aberrantes), il ne prend pas en compte la performance individuelle de chaque établissement en tant que telle.

[iii] Salaire chargé mensuel moyen : Masse salariale / Nombre de salariés / 12

[iv] CA par salarié : Chiffre d’affaires / Nombre de salariés

[v] Marge par salarié : (CA – Masse salariale) / Nombre de Salariés, ou (CA-MS) / NS

[vi] A titre d’exemple, le niveau de séniorité moyen du personnel ou le recours plus ou moins important aux freelances ou extras peut aussi impliquer une différence en termes de salaire moyen

[vii] Rentabilité : Taux de marge d’exploitation = EBITDA / CA, ou (CA – AD -MS – ACE) / CA

[viii] Ces données représentent une photographie à la date de clôture des exercices fiscaux et non un niveau moyen sur l’année. Elles peuvent notamment être impactées par la présence d’éventuels mécanismes de centralisation de la trésorerie.

[ix] Nous formons ici l’hypothèse selon laquelle les niveaux de créances, stocks et dettes court terme à la clôture des exercices fiscaux sont représentatifs du niveau normatif.

 

Qu’est-ce que l’intelligence économique ?

Atometrics rend l’intelligence économique accessible aux petites entreprises. Mais au fait, qu’est-ce que l’intelligence économique ?

Un concept récent

L’intelligence économique a été définie pour la première fois par l’Américain Harold Wilensky comment étant « l’activité de production de connaissances servant les buts économiques et stratégiques d’une organisation, recueillie et produite dans un contexte légal et à partir de sources ouvertes ». L’intelligence économique consiste ainsi en deux phases clé: la collecte de l’information, puis l’interprétation des informations afin de les transformer en connaissance utile à l’organisation ayant initié le processus.


Henri Martre et Harold Wilensky
En France, le concept d’intelligence économique s’est notamment répandu après la publication du Rapport Martre en 1994, qui cherchait à évaluer l’évolution de la pratique de cette activité en France. Henri Martre définit lui l’intelligence économique comme :  » l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l’information utile aux acteurs économiques. (…) L’information utile est celle dont ont besoin les différents niveaux de décision de l’entreprise ou de la collectivité, pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise dans le but d’améliorer sa position dans son environnement concurrentiel. ».

Une fois encore, cette définition contient les deux éléments mis en évidence plus haut : la collecte d’informations puis leur transformation en données utiles. Elle ajoute en outre la notion de distribution, c’est-à-dire de s’assurer que l’information utile produite par la recherche et l’analyse est communiquée efficacement aux acteurs pouvant en faire usage.

Les étapes de l’intelligence économique

Collecter des données

La collecte de l’information est capitale, dans la mesure où l’information est la ressource de base de l’intelligence économique. Contrairement à l’espionnage industriel ou à d’autres pratiques, l’intelligence économique repose sur l’information disponible au public, et non à des sources privées. Pour autant, les sources publiques sont parfois difficiles à identifier et il est bien souvent ardu de récupérer cette information d’une manière structurée .

En outre, la capacité à traiter de larges quantités de données est un point crucial dans la démarche de collecte d’information : l’intelligence économique demande la capacité de collecter, trier, organiser et stocker des volumes de données très conséquents ce qui implique l’utilisation de logiciels adaptés mais également d’une infrastructure conséquente.

Produire une information utile

Sur la base des données collectées, le rôle de l’analyste (ou Data Scientist) consiste dans leur traitement et leur interprétation. Pour être utile, l’information produite par l’analyste doit proposer un éclairage permettant aux dirigeants de prendre de meilleures décisions grâce à une connaissance plus précise. Il s’agit donc de proposer des conseils concrets et pratiques aux dirigeants et non des rapports uniquement descriptifs.

Pour être utiles, ces informations peuvent prendre diverses formes : une veille concurrentielle identifiant les grandes lignes de la stratégie des concurrents, leur politique de prix, leur politique salariale, ou encore la structure de leur chaîne d’approvisionnement. L’intelligence économique peut aussi se porter sur les questions de propriété intellectuelle, de R&D ou étudier des tendances de prix pour de cessions par exemple.

Pour produire ces informations, les analystes doivent maîtriser une double compétence : ils doivent, d’une part, avoir une excellente connaissance de la donnée collectée et, d’autre part, être à mêmes d’identifier le type d’informations qui seront utiles pour leur organisation.

Distribuer l’information utile

Cette étape est la suite logique de la production de l’information utile. En effet, pour être distribuée efficacement, l’information doit être formulée selon les attentes de son destinataire. Elle prendra donc une forme différente en fonction de ce dernier.

La communication de l’information peut prendre des formes diverses et variées, comme par exemple:

  • Diagnostics périodiques et analyses des tendances.
  • Alertes ponctuelles déclenchées par des événements spécifiques.
  • Information continue, par exemple via des tableaux de bords suivant plusieurs indicateurs-clés.

L’intelligence économique 2.0

De part sa nature (et son coût), l’intelligence économique est traditionnellement et quasi exclusivement utilisée par les Administrations, les Grands Groupes et leurs directions stratégiques.

Toutefois, depuis plusieurs années, ce domaine a connu des évolutions notables. Tout d’abord, grâce à l’essor du big data, du cloud computing et du deep learning, les solutions technologiques deviennent de plus en plus performantes. Par ailleurs, les efforts de transparence des Administrations publiques en France, par exemple avec la loi Macron de 2014, favorisent l’accès à une donnée structurée.

C’est en tirant parti de ces évolutions ainsi que de la RPA (Robotic Process Automation ou « automatisation robotisée des processus« ) que la Fintech française Atometrics vise à démocratiser l’accès à ces outils aux petites entreprises. En étroite collaboration avec les dirigeants de chaque branche, Atometrics collecte et analyse de grands volumes de données afin de produire des informations utiles qui permettrons à chaque dirigeant de TPE en France de prendre des décisions plus éclairées.