Analyse de la performance des cabinets d’expertise-comptable en France

Cher(e)s Experts-Comptables,

Pour illustrer les possibilités offertes par la plateforme bpmetrics nous vous proposons une analyse rapide de votre propre secteur!

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Grâce à l’analyse temps-réel des comptes de plus de 500 000 sociétés sur plus de 150 secteursbpmetrics vous permet :

  • De télécharger les comptes des sociétés comparables
  • De réaliser, d’ajuster ou de valider un prévisionnel financier en 3 minutes
  • D’obtenir une justification de la pertinence de vos prévisions pour convaincre les banques et les investisseurs

Ce nouvel outil, est  notamment référencé sur la Plateforme des Outils Numériques de l’Ordre des Experts-Comptables Ile-de-France.

En nous appuyant sur les informations contenues dans la base de données atometrics, nous avons analysé le secteur des experts-comptables en France (1 050 cabinets dans le panel analysé) à travers 3 indicateurs de performance :

  • le Taux horaire réel facturé (calculé en divisant le chiffre d'affaires HT des cabinets par leur effectif puis en le ramenant à un taux horaire en prenant en compte le nombre de jours ouvrés et une moyenne de 8 heures de travail effectif par jour),
  • le Salaire chargé mensuel moyen, et
  • la Rentabilité (EBE sur chiffre d’affaires)

Ces indicateurs ont été analysés pour 3 zones géographiques distinctes représentatives de tailles de villes :

  • Zone 1 : Paris
  • Zone 2 : Lyon, Nice, Lille, Marseille et Toulouse
  • Zone 3 : Reste de la France métropolitaine.

Enfin, chaque zone a été segmentée en 5 tranches de chiffre d’affaires afin de contrôler les éventuels effets d’échelle induits par la taille des cabinets.

Les tableaux ci-dessous présentent les indicateurs observés pour chaque zone/tranche:

Principales observations

 

Les taux horaires réels et le niveau des salaires sont plus élevés dans les grandes villes.

  • Le taux horaire réel médian facturé à Paris est supérieur de 10€ au taux médian observé dans les autres métropoles françaises de la zone 2. Ce taux est lui-même supérieur de 10€ aux taux observés en zone 3.
  • Un constat identique peut être fait pour le salaire chargé mensuel. En effet, il existe une différence de 1 400€ entre les salaires chargés médians observés en zone 3 (4 200€) et ceux observés en zone 1 (5 600€). Les niveaux observés dans la zone 2 (Lyon, Nice, Lille, Marseille et Toulouse) se situent entre ces deux valeurs (5 100€).

Les taux horaires réels et le niveau des salaires sont globalement positivement corrélés avec la taille des cabinets:

  • Au sein de chaque zone, le taux horaire réel facturé augmente avec la taille des cabinets (à l’exception des plus petites structures pour les zones 1 et 2).
  • Une relation similaire semble exister entre le salaire moyen et la taille des cabinets pour les experts-comptables situés à Paris. En effet, les plus grands cabinets semblent être capables de facturer les taux horaires les plus élevés tout en versant les rémunération les plus attractives.

Si la rentabilité semble être globalement inférieure à Paris, ce constat n’est pas vrai pour toutes les tailles de cabinets:

  • La rentabilité médiane observée sur le panel analysé ressort à 11,1% à Paris contre 12,4% en zone 3 et 12,3% en zone 2.
  • Il semble donc que les taux réels plus élevés facturés à Paris sont plus que neutralisés par les coûts salariaux importants. Toutefois, ce constat n’est vérifié pour toutes les tranches de taille.

Cette analyse suggère que la rentabilité d’un cabinet n’est pas seulement expliquée par les facteurs analysés (prix, salaires et taille des cabinets).

Au-delà des drivers de performance les plus évidents que sont par exemple le portefeuille de clients, les types de missions effectuées, la renommée du cabinet ou le niveau d’expérience des experts/collaborateurs, d’autres facteurs doivent être considérés.

En effet, d’autres facteurs internes comme la sous-activité ou les difficultés de recrutement sont également importants. Il en est de même pour des facteurs externes comme la typologie et la densité de la clientèle locale, le niveau de concurrence ou le coût de la vie.

L’identification et la quantification de l'impact de ces facteurs internes et externes sur la performance économique des cabinets est rendue possible par la constitution d'une base de données segmentée (en fonction des critères internes à évaluer : spécialité, taille, etc.) et intégrant des données sur les facteurs externes déterminants (comme l'intensité concurrentielle par exemple).

Contactez-nous si vous souhaitez obtenir un diagnostic de la performance concurrentielle de votre cabinet, des recommandations concernant l’implantation, ou une valorisation de votre activité.

 

 

atometrics est spécialisée dans le conseil et la conception d’outils d’analyse économique et financière destinés aux (futurs) dirigeants d’entreprises et aux métiers du chiffre.

Nos plateformes digitales permettent de réaliser/visualiser des analyses simples en temps-réel des données contenues dans notre base. Celle-ci contient par exemple plus de 500 000 liasses fiscales, 150 000 cessions de fonds de commerce, de nombreuses données socio-économiques etc.

Quel est le taux horaire réel facturé par les cabinets d’avocats en France?

Quelle que soit leur spécialité, les cabinets d’avocats adoptent majoritairement un mode de tarification basé sur l’application d’un taux horaire.

Ce principe est direct dans le cas des travaux basés sur le « temps passé » ou indirect pour les missions facturées au forfait car elles résultent généralement in fine d’une estimation du temps nécessaire pour réaliser ladite mission.

Toutefois, il existe une différence entre les taux horaires affichés et les taux réels observés. En effet, les taux réels tiennent compte de la sous-activité, des remises ou de la présence de personnel administratif par exemple. Ils reflètent plus précisément la capacité d’un cabinet à générer des revenus.

En nous appuyant sur les informations contenues dans la base de données atometrics, nous avons voulu observer s’il existait des différences entre les taux horaires réels facturés par les avocats en France. Pour ce faire, nous avons calculé un taux horaire réel par personne en divisant le chiffre d'affaires HT des cabinets par leur effectif puis l'avons ramené à un taux horaire en prenant en compte le nombre de jours ouvrés et une moyenne de 8 heures de travail effectif par jour.

Le graphique ci-dessous représente le taux horaire réel médian observé pour les différentes régions françaises (sur un panel de 1 680 cabinets d’avocats).[1]

Taux horaires réels médians des cabinets d’avocats par région

 

[1] Il est important de noter que les analyses contenues dans cet article ont été réalisées sur la base d’un panel de 1 680 cabinets d’avocats exerçant sous la forme de sociétés unipersonnelles ou pluripersonnelles. Elles ne prennent pas en compte les avocats exerçants leur profession sous la forme de Bénéfices Non Commerciaux.

Force est de constater qu’il existe des écarts importants entre les différentes régions. A titre d’exemple, les taux réalisés en Nouvelle-Aquitaine (92€HT/h) et en Ile-de-France (175€HT/h) vont quasiment du simple au double.

Pour aller un peu plus loin, le graphique ci-dessous représente la dispersion statistique (sous la forme d’un intervalle interquartile) des taux horaires réels dans les 6 régions hébergeant le plus de cabinets d’avocats. Ces résultats accentuent l’hétérogénéité dans les taux facturés par les différents cabinets au sein de ces régions.

Dispersion des taux horaires réels (en €HT) sur les principales régions françaises

On observe que l’écart entre les taux situés en bas de fourchette (de 61€ dans les Pays de la Loire à 92€ en Ile-de-France) est moindre que celui des taux situés en haut de fourchette (de 157€ en Nouvelle-Aquitaine à 318€ en Ile-de-France).

Quels sont les facteurs expliquant le niveau des taux horaires ?

Au vu de ces informations, il est intéressant de se demander quels sont les facteurs expliquant ces différences.

Certes, les taux horaires sont avant tout un signal prix et sont donc représentatifs de facteurs internes comme la spécialité pratiquée, la renommée du cabinet, sa taille ou le niveau d’expérience des avocats/collaborateurs (certains de ces critères font d'ailleurs écho à ceux mentionnés dans l'article 11.2 du code de déontologie traitant des "Conventions d'honoraires"). Ceci met l’accent sur l’importance de ces critères dans une analyse comparative.

Toutefois, ces taux sont-ils également impactés par des facteurs externes comme la typologie et la densité de la clientèle locale, le niveau de concurrence ou le coût de la vie par exemple ?

Intensité concurrentielle en nombre d'avocats pour 1 000 entreprises

 

Le taux observé sur le haut de fourchette en Ile-de-France pourrait-il s’expliquer par la présence d’un marché spécifique : nombreux sièges sociaux de grands groupes, instances internationales…

Ce qui semble certain, c'est que le modèle économique du métier d'avocat conserve une très forte dimension locale.

L’identification et la quantification de l'impact de ces facteurs internes et externes sur la performance économique des cabinets est rendue possible par la constitution d'une base de données segmentée (en fonction des critères internes à évaluer: spécialité, taille, etc.) et intégrant des données sur les facteurs externes déterminants (comme l'intensité concurrentielle par exemple).

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5 apports clés de bpmetrics pour réaliser un business plan

Alessandro est restaurateur et a souhaité faire l’acquisition d’un fonds de commerce dans le 17ème arrondissement de Paris pour y créer un nouvel établissement.

Il a demandé à son expert-comptable d’utiliser bpmetrics pour l’accompagner dans la réalisation de son prévisionnel financier.

Voici les principaux apports de la solution :

 

1 Sélection d’un panel ciblé de 51 restaurants comparables

  • Cuisine traditionnelle
  • Implantation dans le 17ème arrondissement de Paris
  • Proposant un prix moyen compris entre 20€ et 40€

 

Identification des points d’amélioration du restaurant à partir de ses données financières

 

Estimation des principales hypothèses du prévisionnel

  • Potentiel de chiffre d’affaires
  • Taux de marge brute
  • Productivité du personnel (Chiffre d’affaires par personne)
  • Poids des charges de personnel par rapport au chiffre d’affaires
  • Poids des charges externes par rapport au chiffre d’affaires
  • Autres indicateurs clés (taux d'endettement des sociétés existantes
  • Analyse de l’évolution des ratios clés dans le temps

 

Validation/backtesting avec le panel de comparables

 

 

Impression d’un justificatif de cohérence

 

 

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Qu’est-ce que l’intelligence économique ?

Atometrics rend l’intelligence économique accessible aux petites entreprises. Mais au fait, qu’est-ce que l’intelligence économique ?

Un concept récent

L’intelligence économique a été définie pour la première fois par l’Américain Harold Wilensky comment étant « l’activité de production de connaissances servant les buts économiques et stratégiques d’une organisation, recueillie et produite dans un contexte légal et à partir de sources ouvertes ». L’intelligence économique consiste ainsi en deux phases clé: la collecte de l’information, puis l’interprétation des informations afin de les transformer en connaissance utile à l’organisation ayant initié le processus.


Henri Martre et Harold Wilensky
En France, le concept d’intelligence économique s’est notamment répandu après la publication du Rapport Martre en 1994, qui cherchait à évaluer l’évolution de la pratique de cette activité en France. Henri Martre définit lui l’intelligence économique comme :  » l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l’information utile aux acteurs économiques. (…) L’information utile est celle dont ont besoin les différents niveaux de décision de l’entreprise ou de la collectivité, pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise dans le but d’améliorer sa position dans son environnement concurrentiel. ».

Une fois encore, cette définition contient les deux éléments mis en évidence plus haut : la collecte d’informations puis leur transformation en données utiles. Elle ajoute en outre la notion de distribution, c’est-à-dire de s’assurer que l’information utile produite par la recherche et l’analyse est communiquée efficacement aux acteurs pouvant en faire usage.

Les étapes de l’intelligence économique

Collecter des données

La collecte de l’information est capitale, dans la mesure où l’information est la ressource de base de l’intelligence économique. Contrairement à l’espionnage industriel ou à d’autres pratiques, l’intelligence économique repose sur l’information disponible au public, et non à des sources privées. Pour autant, les sources publiques sont parfois difficiles à identifier et il est bien souvent ardu de récupérer cette information d’une manière structurée .

En outre, la capacité à traiter de larges quantités de données est un point crucial dans la démarche de collecte d’information : l’intelligence économique demande la capacité de collecter, trier, organiser et stocker des volumes de données très conséquents ce qui implique l’utilisation de logiciels adaptés mais également d’une infrastructure conséquente.

Produire une information utile

Sur la base des données collectées, le rôle de l’analyste (ou Data Scientist) consiste dans leur traitement et leur interprétation. Pour être utile, l’information produite par l’analyste doit proposer un éclairage permettant aux dirigeants de prendre de meilleures décisions grâce à une connaissance plus précise. Il s’agit donc de proposer des conseils concrets et pratiques aux dirigeants et non des rapports uniquement descriptifs.

Pour être utiles, ces informations peuvent prendre diverses formes : une veille concurrentielle identifiant les grandes lignes de la stratégie des concurrents, leur politique de prix, leur politique salariale, ou encore la structure de leur chaîne d’approvisionnement. L’intelligence économique peut aussi se porter sur les questions de propriété intellectuelle, de R&D ou étudier des tendances de prix pour de cessions par exemple.

Pour produire ces informations, les analystes doivent maîtriser une double compétence : ils doivent, d’une part, avoir une excellente connaissance de la donnée collectée et, d’autre part, être à mêmes d’identifier le type d’informations qui seront utiles pour leur organisation.

Distribuer l’information utile

Cette étape est la suite logique de la production de l’information utile. En effet, pour être distribuée efficacement, l’information doit être formulée selon les attentes de son destinataire. Elle prendra donc une forme différente en fonction de ce dernier.

La communication de l’information peut prendre des formes diverses et variées, comme par exemple:

  • Diagnostics périodiques et analyses des tendances.
  • Alertes ponctuelles déclenchées par des événements spécifiques.
  • Information continue, par exemple via des tableaux de bords suivant plusieurs indicateurs-clés.

L’intelligence économique 2.0

De part sa nature (et son coût), l’intelligence économique est traditionnellement et quasi exclusivement utilisée par les Administrations, les Grands Groupes et leurs directions stratégiques.

Toutefois, depuis plusieurs années, ce domaine a connu des évolutions notables. Tout d’abord, grâce à l’essor du big data, du cloud computing et du deep learning, les solutions technologiques deviennent de plus en plus performantes. Par ailleurs, les efforts de transparence des Administrations publiques en France, par exemple avec la loi Macron de 2014, favorisent l’accès à une donnée structurée.

C’est en tirant parti de ces évolutions ainsi que de la RPA (Robotic Process Automation ou « automatisation robotisée des processus« ) que la Fintech française Atometrics vise à démocratiser l’accès à ces outils aux petites entreprises. En étroite collaboration avec les dirigeants de chaque branche, Atometrics collecte et analyse de grands volumes de données afin de produire des informations utiles qui permettrons à chaque dirigeant de TPE en France de prendre des décisions plus éclairées.